J’achète un PC (5) : développer ses photos

17 Nov 2019 | Informatique & compagnie

Ce billet fait partie d’une série ayant comme thème mon retour vers Windows (et le « PC ») après 9 ans de Mac exclusif. Plus qu’une étude comparative entre les 2 systèmes d’exploitation et les machines qui les utilisent, c’est du côté de mon expérience utilisateur qu’ils s’articuleront.

Je ne l’ai pas acheté pour ça… il devait servir de disque dur avancé, tout au plus d’ordinateur quotidien pour la bureautique courante… mais puisqu’il fait tout cela plutôt pas trop mal, qu’en est-il du développement photo ?

Cet article ne traite pas du tout de la capacité de Windows à permettre un développement de photos dans de bonnes conditions mais plutôt d’établir les éléments matériels qui facilitent ou péjorent cette activité.

 

Question de vocabulaire

Tout d’abord, mettons-nous d’accord sur le vocabulaire : je parle de développement de photos et non de retouche photographique. Pas question de rendre Bouddha plus mince que la dernière modèle amaigrie qui est sur l’affiche au coin de la rue, ni de transformer une plage pleine d’algues en site paradisiaque. Je parle simplement de redonner un peu de piquant à une photo fade, de faire ressortir le potentiel de l’image, tout au plus d’y ajouter une touche artistique.

Si le développement est la partie la plus importante de la post-production, il est précédé de quelques autres étapes qui demandent un peu (!) de ressources à la machine :

Préparer au développement

Comme vu ci-dessus, le développement nécessite quelques étapes préliminaires.

Le transfert

Bon point pour la machine : il y a encore des ports diversifiés et même un lecteur de carte. En route ou en voyage, ça fait toujours quelques adaptateurs de moins à prendre. Le transfert n’est pas des plus rapides – comparé à mon Macbook de dernière génération, en utilisant la même carte Sony Touch permettant une lecture jusqu’à 299 Mb/s. Cependant, le travail se fait bien, en prenant quelques minutes de plus pour quelques centaines de photos. On est quand même loin des transferts USB 2 qui demandaient largement 10 minutes pour transférer à peine plus de 100 photos.

L’importation dans Lightroom

Les fichiers sont assez rapidement affichés et importés dans le catalogue de Lightroom. Ce sont des données qui  texte qui sont gérées et des miniatures. Par contre, impossible de travailler sur de tels fichiers. Le développement s’effectuera sur les fichiers orignaux ou sur des copies réduites appelées aperçus dynamiques. Et là, ça se gâte. En voyage, il a fallu plus de 2 heures à la machine pour générer ces fameux rendus sur environ 120 fichiers issus de mon X-T3 (fichiers non-compressés de 50 Mb, issus d’un capteur de 26,3 Pixels). Bien sûr, on pourrait travailler sur les fichiers originaux, cela éviterait cette étape… mais impossible : même le déplacement des curseurs n’est pas en temps réel.

Morale de l’histoire : 8 gb de mémoire RAM et un processeur AMD Rysen 5 3500U, plus ou moins équivalent à un processeur Intel i5, c’est vraiment faible pour ce genre de travail de moyenne ampleur.

Le développement

Nous y voilà.. tout est prêt et devrait plutôt bien fonctionner. C’est clair qu’il y a un monde de différence entre le travail sur les fichiers originaux, lourds à souhait, et les miniatures bien assez détaillées pour permettre la retouche mais bien plus légères. Et pourtant, le pire est à venir !

L’écran… après avoir réussi à le calibrer – ça m’a coûté un autre dimanche après-midi pour y arriver, et une série de mises à jour complémentaires – force est de constater que l’on peut avoir au moins… 5 visions différentes de la même photo ! Et pourtant, ce ne sont pas des photos qui font partie d’un bracketing, des photos identiques dont l’exposition est graduellement modifiée. La faute… à l’écran. De – très ? – basse qualité, il change énormément selon l’angle avec lequel on le regarde… Sur un portable et encore plus sur un deux-en-un qui peut s’ouvrir à plus de 180 degrés, l’opération devient vraiment compliquée. Il faut d’abord choisir un angle possible puis essayer de ne pas trop bouger en effectuant l’opération.

Ces 2 éléments étant effectués – création des aperçus dynamiques et positionnement de l’écran – le développement peut commencer. Cela convient à de petits travaux, souvent préparatoires : quelques réglages automatiques, du recadrage, un peu de correction géométrique… mais on évitera de trop toucher aux couleurs ou aux contrastes, sous peine de développer une photo irréelle, qui ferait fort mauvaise impression dans un autre environnement.

Morale 2 de l’histoire : pour développer des photos, d’autant plus sur un portable, choisissez un écran IPS. C’est effectivement plus cher – et du coup on se rapprochera un tout petit peu du Mac, tout en gardant une marge certaine – mais cela rend le travail possible. À force de travailler sur des écrans Mac, très bons pour pas – presque – parfaits, j’en avais oublié combien on pouvait être embêtés avec des supports de moins bonne qualité, tout à fait utilisables pour de la bureautique, mais pas pour du graphisme ou de la photographie.

Le mot de la fin 

Aujourd’hui, c’était l’opération Bruit de pages dans les écoles du canton de Vaud et j’étais chargé de la réalisation des photos et de leur publication sur le site de l’établissement. Les photos sont prises au téléphone portable, pour une utilisation presque immédiate. Je les passe rapidement dans Lightroom histoire d’effectuer les retouches minimales et de les ressortir dans un format plus adéquat. Ici, pas de souci de lenteur. Par contre, c’est sûr l’écran externe que j’ai vérifié que les couleurs étaient passables.

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