Le retour des fenêtres ?

25 Sep 2019 | Informatique & compagnie

Utilisateur de DOS, puis de Windows depuis 3.1 jusqu’aux débuts du 7 – dont le fameux et le XP, le meilleur de tous les temps… jusqu’au 10 ? – j’ai fait la mise à jour ultime en 2010, passant à MacOS pour mon plus grand bonheur.

Utilisant mes machines principalement pour de la bureautique, du web, de la photographie et, plus récemment, un peu de montage vidéo et du graphisme, le système MAC me plaît beaucoup – en particulier pour l’absence de bidouillage (comprenez une installation ardue) – et répond bien largement à tous mes besoins. Je n’ai jamais dû réinstaller une machine et tous mes Mac achetés depuis 2010 sont encore en fonction – ceux de mon épouse également ! Je viens d’acheter un portable de dernière génération et c’est une excellente machine. En particulier, la énième version du clavier papillon est très agréable, en particulier son toucher style « velours ».

Problèmes sur MAC ?

Pendant presque 9 ans, je ne me suis jamais posé la question du retour à Windows. MacOS est d’une stabilité incroyable, les entrées et sorties de veille – pour ne parler que d’elles – sont réussies à 99,9 % et l’ensemble fonctionne parfaitement. Les machines sont solides, performantes – pour autant qu’on y mette le prix – et fiables. En 10 ans, je n’ai eu qu’une seule panne – non immobilisante : un clavier fondu à cause d’une mise en veille ratée.

Donc non, il ne s’agit vraiment pas de quitter Mac, et certainement pas à cause de problèmes !

La question de Windows ?

La première fois, c’était en automne dernier. J’étais en cours – et pour une fois je ne les donnais pas. Mon voisin avait un de ces ordinateurs 2 en 1, c’est-à-dire dont on peut replier le clavier sous l’écran et le transformer en tablette. Peut-être un peu gadget mais l’avantage, c’est que l’écran est tactile. Dans différentes situations, c’est intéressant pour annoter, signer, faire un croquis. À cette époque, j’attendais mon iPad Pro, et plus encore, un système iOS qui soit vraiment performant pour la bureautique.

Après de longues recherches sur internet – il paraît que je suis bon pour ça – j’ai été en magasin et j’ai été un peu dégoûté par la réalité : plusieurs versions pas spécialement bien finies, assez voire vraiment plastique et, surtout, un poids bien trop élevé pour en faire une tablette que l’on tiendrait à une seule main ! Reste que le tactile est plutôt bon, surtout si on y met le prix.

Les grandes réticences

En même temps, j’avais fait la liste – inverse à celle de 2010 – de tout ce que je perdrais et devrais adapter pour passer de Mac à Windows. Si les plus gros logiciels sont interchangeables (MS Office, la suite Adobe que je n’utilise presque plus, Affinity que j’utilise à la place,… ), ce sont des pans entiers de fonctionnalités qu’il faudra retrouver : lier les comptes de messagerie, les contacts, les calendriers, les photos,… et tous ces petits utilitaires qui viennent vite à manquer quand on en a l’habitude.

Et puis, il y a ces questions lancinantes : Est-ce que Windows est fiable ? Qu’en est-il de ses mises à jour qui se font toutes seules ? Si les mises à jour automatiques sont la réponse de Microsoft aux ordinateurs jamais mis à jour, ce sont bien elles qui m’avaient fait définitivement quitter l’univers Windows après avoir cherché pendant 48 heures le bug qui empêchait mon ordinateur de démarrer. Ce n’est donc pas fait pour me rassurer !

Les réponses données à ces questions sont souvent les mêmes, peu nuancées et plus épidermiques que vraiment documentées : Il n’y a pas que Mac qui fonctionne ! Windows reste toujours Windows ! Si la version 10 semble être proche de la meilleure de tous les temps (XP), ça ne calme pas vraiment mes craintes !

Le détour par iPadOS

Lors de mes 2 ans de formation encore cours d’emploi, j’avais fait le pari de n’utiliser que l’iPad pour mes cours. Pari tenu mais parfois un peu complexe. J’ai pris les notes de cours avec OneNote, qui a l’avantage d’être présent et compatible sur toutes les plateformes (iOS, macOS, web, et bien sûr Windows). Je pouvais écrire ou dessiner sans problème, sauf que les dessins n’étaient pas déplacés lorsque le texte changeait de forme. Là où les choses se gâtaient, c’était pour sauvegarder les fichiers de cours et, pire encore, pour prendre des portions de ceux-ci et les intégrer à mes notes. Bien sûr, c’est possible, mais que de manipulations à effectuer ! Ça, c’était avant… iOS 13.

Depuis, qu’est-ce qui a vraiment changé ? Installé depuis hier sur l’iPad, j’ai profité de ma sortie photo du jour pour tester les nouvelles fonctionnalités. La carte SD est parfaitement lue et je peux copier les fichiers vers l’appareil ou vers les différents nuages présents dans l’application Fichiers. Si la sélection des fichiers se fait facilement dans Fichiers, c’est un peu plus ardu dans Lightroom Mobile. Mais dans les 2 cas, aucun affichage d’information pendant le transfert ou de la copie des fichiers.

Avantage : les images peuvent être chargées dans Lightroom depuis l’application Fichiers et tous les nuages qu’elle contient, et non plus seulement depuis Photos, ce qui aura l’avantage d’avoir une photothèque un peu plus propre. Peut-être que c’était déjà le cas depuis un certain temps.

Par contre, retrouver un dossier un peu profondément enfoui dans la hiérarchie demande toujours du temps, d’autant plus que les raccourcis semblent avoir disparu. Tout est possible donc, mais reste encore assez compliqué.

La voie vers un iPad qui devient un ordinateur Apple léger et tactile semble parsemée d’embûches. Les possibilités sont là mais pas encore en toute simplicité.

Bien sûr, en moins de 24 heures, c’est un peu court pour prononcer un jugement définitif.

L’intérêt d’une machine plus simple ?

Se promener constamment avec sa grosse machine de travail a un avantage : on a toujours tout sous la main, on peut tout faire partout. Mais parfois, je rêve de quelque chose de plus petit, de moins onéreux également, que je pourrais emporter dans des situations moins sécures, comme sur certains shootings. L’iPad pourrait faire l’affaire mais reste cher.

De plus, dans mes trajets quotidiens et pour mon usage dans le cadre de l’enseignement, je n’ai pas besoin de la puissance d’une grosse machine dédiée à la photographie et à l’édition de vidéos. C’est un peu la même réflexion que celui qui roule avec sa vieille voiture toute la semaine et garde la Mercedes pour le week-end et les longs trajets.

Le PC portable de complément

Les Mac à petit prix n’existant que d’occasion et un peu datés, il ne reste que des PC portables de moyenne gamme. C’est encore relativement simple de trouver des modèles aux spécificités correctes, qui bénéficient régulièrement d’offres dans les magasins spécialisés. Souvent, l’écran est de bonne résolution mais de piètre qualité, ce qui n’est qu’un problème de second ordre lorsqu’ils s’agit de bureautique ou de construction de sites internet. C’est plus problématique pour le développement de photos ou le graphisme mais une bonne sonde peut déjà bien améliorer la situation.

En outre, revisiter le monde de Windows sans trop de risque (!) n’est pas loin de réjouir le geek que je suis et, pourquoi pas, de redévelopper quelques compétences en la matière. Après, travail à cheval sur les deux système risque d’être lourd et pénalisant en terme de temps et d’énergie. Wait & See donc … et approfondir iPadOS 13 !

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