Obsolescence non programmée

12 Juil 2018 | Informatique & compagnie

On parle et on râle souvent de l’obsolescence plus ou moins programmée de nos appareils électroniques, de ces outils qui durent de moins en moins longtemps et qui, parfois, ont même un programme interne pour qu’ils ne fonctionnent après un certain temps ou un certain usage. Par contre, il est un domaine dans lequel l’obsolescence n’est absolument pas programmée et où elle pourrait rendre bien des services… je parle des données !

Il y a un peu plus d’un an, je vous parlais de mon implication dans les réseaux sociaux, dans une différenciation de ceux-ci après n’avoir utilisé presqu’exclusivement Facebook pendant une décennie. A l’heure du retour d’expérience – c’est pour bientôt – j’aimerais faire le point sur toutes ces informations que l’on reçoit très régulièrement, parce qu’on a eu le bonheur d’en avoir besoin un jour, ou le malheur de ne pas voir la case à décocher pour éviter l’avalanche.

Sur les réseaux sociaux

Lorsque l’on cherche des informations sur un sujet, on s’abonne sur les différents réseaux sociaux aux fils qui en parlent afin de recevoir les informations qui nous intéressent… Mais pendant combien de temps allons-nous en avoir besoin ? S’il y a des sujets qui sont récurrents, comme ceux qui touchent à la profession, aux hobbys, ou à la vie de famille, d’autres sont passagers, (lieu de villégiature, nouvelle voiture, conseils pour un appareil quelconque,…). Ne pouvant s’inscrire pour une durée déterminée, on finit rapidement par recevoir des dizaines de notifications – sous forme de mails, d’alertes, de publications sur les réseaux sociaux,… – dont on n’a finalement plus besoin. Une fonction « abonnement à durée déterminée » serait la bienvenue.

Concrètement…

Sur Facebook ou sur Flickr, je m’abonne aux groupes « marques photos » en fonction des appareils que je possède et, généralement, je me désabonne lorsque je ne les ai plus…

Les abonnements de courrier électronique

Si les réseaux sociaux déversent une avalanche de notifications auxquelles on a plus ou moins souscrit, les courriers électroniques suivent le même chemin. Le système est bien rôdé : quelques mises en bouche gratuites pour nous pousser à nous abonner, ou un achat ponctuel, et puis on reçoit plus ou moins régulièrement des messages avec du contenu mais surtout des pistes pour acheter des produits. C’est un modèle économique courant sur le web. Si on a une volonté assez forte, ce n’est pas un problème, on se contentera du gratuit, et puis c’est tout. Mais ces mails viennent encore et encore, là non, pas de limitation dans le temps, pas de dés inscription automatique. On est dans un système de croissance perpétuelle, pour le nombre d’abonnés, et pour les courriels entrant dans nos boîtes virtuelles.

Le salut se trouve dans la désinscription de tout ce qui ne correspond plus à nos besoins. Les liens adéquats se trouvent en bas des messages. Parfois, des ajouts aux programmes de lecture de mail – comme Mailbuttler sur Mac – peuvent également faire le travail.

Par exemple…

J’ai créé une boîte aux lettre électronique uniquement pour mes abonnements – commerciaux ou informatifs – indépendante de celles qui sont à mon usage privé ou professionnelles. Ainsi, tous ces messages sont rassemblés en un seul endroit et ne viennent pas « polluer » les autres boîtes. De plus, avec le petit ajout présenté ci-dessus, cette boîte est désactivées durant les heures de travail.

Pourquoi ces fonctions n’existent-elles pas ?

Une fonction d’abonnement à durée déterminée pourrait être simplement implémentée dans les systèmes, que ce soit sur les réseaux sociaux ou les abonnements à des listes de diffusion mais il y a peu de chances qu’elle voit le jour. Pourquoi ? Parce que cela va à l’encontre des besoins de ces réseaux et diffuseurs : l’objectif est la croissance, constante, continue : plus d’abonnés, plus de membres, plus d’heures passées sur les pages internet… La croissance avant tout, des chiffres en hausse, les clics et des j’aime, toujours plus !

Faire le ménage sur les réseaux…

Comme pour la poussière dans nos maisons, nos espaces virtuels et électroniques ont besoin de notre passage, plus ou moins régulier, pour y faire le ménage: non seulement dans les abonnements ou datas « physiques » mais également à tout ce qui arrive sur nos comptes virtuels et qui, heureusement, y reste la plupart du temps. Afin de continuer à rester efficaces – surtout pour ceux qui utilisent leurs machines pour leur vie professionnel – il est nécessaire de prendre quelques minutes régulièrement pour supprimer tout ce qui n’est plus actuel afin de rester efficient dans notre travail et de diminuer les sources de distraction.

…  et sur nos machines !

Dans le même ordre d’idée, il faudra également penser à ranger les fichiers, nettoyer ce qui n’est plus nécessaire, faire le tri de tout ce qui s’est accumulé presque tout seul et qu’il faut régulièrement débarrasser si on ne veut pas se retrouver tellement encombrés qu’on perdra l’essentiel avec le superflu. Ce n’est pas le thème de ce billet mais cela pourrait être l’occasion d’un autre tôt ou tard.

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