Après des mois de formation, tissée comme de l’orfèvrerie dans le ventre de maman, tu as pointé ton nez, par une belle et chaude nuit d’été. Quel bonheur, chaque fois renouvelé. Tu es notre troisième princesse et pourtant, c’est chaque fois comme à la première.
J’étais surpris que tu arrives si petite, si douce, si menue et pourtant tout y est, y compris les longs doigts de pianiste comme ceux de papa.

Depuis, les choses ont bien changé : tes soeurs se bousculent pour te toucher, te mettre le doigt dans la bouche aux moindres pleurs, te cajoler, s’assoir à côté de toi dans la voiture. Les nuits sont plus aventureuses, selon la formule consacrée, surtout pour maman. Mais papa n’a plus ses oreilles d’antan, il entend tous tes petits – ou bien plus grands – gémissements ou pleurs.
Tu es là, désirée, bienvenue, accueillie.

Faire part de naissance d’Eléanore

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