Il y a quelques temps encore, la vie était un marathon, avec quelques ravitaillements tout au long de la course. Depuis quelques temps, elle est devenue un sprint, trépident, dont on espère la fin pour se reprendre … et enchaîner avec le suivant.

L’année scolaire a commencé il y a plusieurs mois et pas encore de billets de la vie de papa. Non, les vendredis avec papa n’ont pas disparu, ni même les activités intéressantes. C’est le temps et l’énergie qui ont manqué pour les conter. Une fois vécues, ces belles journées sont restées gravées dans les mémoires. Pas sur la toile.

De semaine en semaine, nous avons vécu de belles matinées avec Alexine, pendant que Tamara était à l’école. Croissants avec Tati Pat, et même une fois avec Manoah qu’elle aime tant, promenade à Lausanne ou en France, avec grand-maman ou notre amie Isa. Il y a aussi eu ce temps hors du temps, de complicité et de beauté, photographiant en duo un beau lever de soleil. Il y a eu ces temps de connivence simple, à la maison, en faisant simplement un jeu, un puzzle, en regardant une vidéo de quelques minutes. Et puis aussi, la sortie avec Tamara et toutes ces copines, à la faveur d’une journée « sans enseignants » (non pas en congé mais en formation!). Hier, c’était la grande expédition : Tamara avait congé et nous avons été tous les 3 à Lausanne, en bus et en train, pour entendre la chantée des élèves de papa et de tous ceux du collège. Et prendre la pause au tea-room.

Le chemin pour conduire Tamara à l’école a également pris des couleurs bien différentes : en voiture, à pied, en bus, et même en trio de trotinettes. Un petit rien peut tout changer : un rayon de soleil ou des flocons de neige, la rencontre de Lunka – le chien juste avant d’arriver à l’école – le retour un peu différent, en flânant dans les rues du centre-ville avant l’ouverture des commerces.

Vacances, travail, vacances, travail, … ainsi va la vie, d’une certaine manière … pessimiste. La vie de l’enseignant l’est peut-être encore plus. Malgré la croyance polulaire selon laquelle les enseignants ont beaucoup de vacances, il s’agit seulement de récupération, une semaine d’enseignant pouvant compter jusqu’à 20 % de temps de travail en plus qu’un autre fonctionnaire. Avec une vie de plus en plus trépidente, des affaires à gérer et à régler de plus en plus nombreuses et compliquées, les pauses deviennent de véritables coupures, nécessaires, … Vitales même.

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