Le chalet dans la forêt

Publié le 16 Avr 2020
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Au milieu du confinement, surprise : on nous propose un chalet au milieu de la forêt. Une aubaine alors que nous sommes bloqués en ville et que, même si elle est plus campagnarde qu’urbaine avec la baisse drastique de la circulation, la verdure nous manque.

Nous embarquons donc tout notre barda et montons dans les environs de Sainte-Croix où le propriétaire nous a donné rendez-vous. C’était ainsi que c’était le plus simple. Le chalet n’a pas d’adresse, pas de route, tout juste un point de géolocalisation et quelques pistes dans les pâturages pour y parvenir. Après un peu de poussière et quelques tours de roues dans le vide, nous arrivons !

Le tour du locataire est rapide et rustique : le gaz, le frigo, vétuste mais efficace, la génératrice électrique, la pompe à eau… C’est simple mais des gestes bien mesurés sont nécessaires pour chacun de ces éléments. Les ondes téléphoniques étant rares, autant ne pas devoir téléphoner au propriétaire pour une information oubliée. L’installation se fait rapidement : la cuisine est à l’entrée, les chambres – basses – à l’étage. Pas de salle de bains. Une salle à manger – salon – chambre d’appoint complète le bas. Il est presque midi, le propriétaire continue sa tournée en moto par une belle journée ensoleillée, nous prenons possession du chalet au bord de la forêt.

Après un repas simple, les filles découvrent les alentours, la forêt, la prairie et toutes les attractions : la grande balançoire, les cabanes à peine commencées, les jeux pour enfants. Les vacances commencent… Le calme est là aussi : nous sommes dans la nature, nous sommes chez les animaux, dans le domaine des oiseaux, des biches et autres animaux des bois.

Nous y passons 4 jours, avec un beau soleil et de belles températures pour ce début de printemps. Le chalet et son environnement nous suffisent largement. Nous n’irons même pas plus loin que le bout du pâturage. Seul le drone s’aventurera quelque peu plus loin. Et plus haut ! Les filles ont toute liberté de vaquer à leurs recherches en tout genre, à leurs constructions artistiques ou expérimentales, aux joies de la vie simple et des missions vitales plus longues, comme la vaisselle. C’est une joie, de celles qui sont simples, véritables, qui donne de la valeur à la vie… ensemble. Et puis, voir passer des biches par la fenêtre au petit-déjeuner, ça n’a pas de prix !

À la fin du séjour, nous sommes contents de retrouver une salle de bains, une toilette dans laquelle je n’ai pas besoin de me baisser, et de l’électricité à la demande. Mais déjà la nature dans son intégralité nous manque. Nous y retournerons, c’est certain !

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