Depuis des jours, on attendait ce moment, le jour J est arrivé, les derniers préparatifs sont faits, la voiture est chargée – ouf, tout est rentré. Que l’aventure commence !

Le camping-car est prêt à l’emploi et tout équipé ; on a essayé de ne pas céder aux « on ne sait jamais », pourtant, il a quand même pas mal de choses à embarquer.

Et l’aventure va commencer plus tôt que prévu.

Alors que nous avions compté large au niveau du temps, histoire de pique-niquer au bord de la rivière à Evolène, nous allons finalement arriver avec près d’une heure de retard. En effet, beaucoup de gens semblent avoir désiré, comme nous, ne pas perdre un jour de vacances et partir dès vendredi saint, ce jour de congé supplémentaire. Du coup, c’est l’engrenage infernal : circulation, ralentissements, accident, accordéon et arrêts prolongés, … pour finalement repartir, enfin ! Le pique-nique se fera finalement dans la voiture – tant mieux, il fait froid – et on prendra location du camping çar en étant déjà bien fatigué, zut alors !

Vous en voulez encore ?

Même si on n’avait pas prévu de tout ranger dès le départ, il faut au minimum tout transférer dans la soute, fixer les sièges auto des filles – qui nécessitent de démonter le siège du camping car afin que leurs pieds passent sous la table. Les explications bien précieuses du propriétaires sont également à écouter avec le plus grand soin : je ne me vois pas vraiment lui téléphoner dès qu’on ne trouvera pas le tuyau d’eau ou les produits de nettoyage. Après une bonne heure, nous finalisons 2-3 choses et semblons prêts à partir. Enfin, pas tout à fait.

Esther a ouvert un robinet et l’eau coule sous le camping car. Problème d’égout ! Pas très grave : le système d’hiver n’a pas été correctement désactivé et continue de vider le réservoir de seaux grises. Quelques manipulations plus tard, tout est réglé. Tout ? Pas vraiment. A près avoir utilisé quelques secondes l’eau « courante », il y a de l’eau qui ruissèle dans le hall, la cuisine, le salon et presque le poste de conduite ! D’accord, j’exagère un peu, toutes ces « pièces » étant un seul et même espace ! Mais il y a bien de l’eau. Vérifications faites, c’est le robinet de la salle de bains qui est cassé et qui fuit. Il faudra le réparer ! Mais on est vendredi saint et rien ne sera ouvert avant mardi. Malgré un rafistolage de fortune, nous camperons sans eau courante jusqu’à mardi. Aventure disiez-vous ?

Nous partons enfin, avec cet énorme ensemble de plastiques léger qui couinent à qui mieux mieux sur chaque bosse – et pour qui connaît la route de La Sage aux Haudères, ce n’est pas peu dire. Il faut dire qu’on est large – 2,3 m – haut – 2, 8 m – et lourd – très proche des 3,5 t autorisées. Les premiers tours de roue se fond avec beaucoup de précautions. Mais nous sommes en route, installés, prêts pour la suite, en espérant qu’elle soit quand même un peu meilleure.