Nous en sommes arrivés à notre dernière journée, déjà bien plus qu’enfin !Nous commençons par un petit déjeuner, avec une vue sympathique et un air un peu frais. Ce matin, il y aura du travail : tout ranger, reprendre tout ce qu’on a dispersé dans tous les petits espaces disséminés, dans l’espace de vie, dans la cellule de conduite, dans la soute… et même à plein d’endroits dont on ne se souvient même plus de l’existence ! Ensuite, il faudra tout nettoyer, enfin commencer, parce que comme c’est tout petit, on utilise tout le temps tout l’espace et on aura bien des occasions de tout resalir d’ici la fin du voyage le matin. Tout le monde s’y met et, finalement, ça se passe assez vite.

Mais il y a un hic : lors de la présentation du camping-car, le propriétaire nous a montré des produits de nettoyage pour les vitres, le sol, les sanitaires,… Impossible de se souvenir où ils étaient… Dans la soute ? Non. Dans le bas du meuble de la salle de bain ? Non plus. Dans la garde-robe ? Non plus ! Dans le double-fond de la garde-robe ? Pas plus ! Tiens, double fond… il y en avait un entre la cuisine et la salle-de-bains, sous le tapis que nous avons rajouté depuis ! Bingo !! Ils sont bien là, en diversité et quantité bien suffisantes.

Ensuite, c’est le dîner, la vaisselle et en route pour la première surprise… enfin, surprise pour les filles, nous, on l’avait planifié dès que le propriétaire nous a dit qu’il préférait qu’on rende le camping-car mercredi matin plutôt que mardi après-midi. Pour Noël, les filles ont reçu un après-midi aux bains en famille. Quelle plus belle occasion de terminer ce splendide voyage par un après-midi aux bains de Saillon en famille. Passé la douloureuse – c’est cher quand même, surtout qu’ici Tamara paie aussi – nous profitons de la chaleur de l’eau et de l’air. Dehors, il s’est mis à pleuvoir et la température a bien dû baisser de 10 degrés. Heureusement que nous avons tout rangé le matin. Après le bain et les massages en file – rigolo, surtout que les indications sont inexistantes à part le panneau énigmatique « Avancez >>> » – nous découvrons la piscine extérieure, chaude mais avec un air et une pluie glacials, puis la rivière. Une très belle expérience, dont Tamara se souviendra certainement longtemps… Papa s’est allongé sur un « fauteuil en carrelage », Tamara s’amusait à se tenir aux bras, puis aux jambes et finalement aux pieds, encore dans la rivière, avant de se faire emporter… sur quelques dizaines de centimètres, avant que papa ne la rattrape ! Je crois qu’elle ne s’est pas tout à fait rendu compte de ce qui lui arrivait. (N’ayant pas – encore – de matériel vidéo étanche, pas de photo pour cette partie de la journée).

Finalement, nous sommes tous bien fatigués. Rester 2 heures dans l’eau – même papa ! – ça fatigue énormément. Le goûter pris, les petites s’endorment sans qu’on le leur demande !

Nous faisons route vers l’avant-dernière étape : le lac souterrain de St-Léonard, non pour le visiter, mais pour son aire de vidange, la dernière ! Là encore, notre application se montre parfaite : l’aire est excellente, tout est bien prévu. Une indication manque cependant : jardin, avec soleil garanti ! En effet, une fois les vidanges faites et le tout bien nettoyé, nous pouvons profiter du jardin aménagé pour manger des crêpes encore une fois. Un vrai plaisir, une vraie surprise, pour tous. Dans la piscine, on n’aurait pas donné cher de la possibilité de manger dehors encore une fois avant la fin de l’aventure.

Nous mangeons à notre aise, prenons le temps de tout ranger, nettoyer, vider et lorsque nous repartons, le soleil est prêt de se coucher. L’heure a passé sans que nous ne nous en soucions vraiment. Les paysages sont superbes mais il y a un mais…

Le seul problème que cela pose, c’est pour trouver un endroit où dormir. En effet, l’appréciation est bien plus limitée de nuit et la découverte en est bien plus difficile. C’est la première fois de notre périple, je crois. Esther désire que nous soyons presque remontés jusqu’en haut, ce qui rend la zone de chasse plutôt petite. Finalement, après le plein d’essence (toujours 10 l / 100 km de moyenne) nous trouvons une place de fortune en bordure de la route principale pour notre dernière nuit. C’est certainement le moins bon emplacement de tout notre périple : nous seulement le cadre n’est pas très calme mais en plus nous ne sommes pas au plat, dans aucun des 2 axes. La nuit s’annonce pénible – et elle le sera. Pour le coup, heureusement que c’est la dernière.