Après 3 jours passés dans la région de Moab, il était temps de prendre la route vers le nord. Pas d’inquiétude, ce nord-là n’a pas le même faux a priori que celui des Ch’tis.

Mais le nord aux USA, il est loin … Non, je ne parle pas de l’Alaska – vraiment trop loin – mais de Yellowstone, aux confins du Montana et du Wyoming. Pour y arriver, il nous faut remonter tout l’Utah, puis traverser l’Idaho. Une longue route, très belle par endroit, très chargée à d’autres.

Notre première étape nous amenait à Salt Lake City, capitale des Mormons. Si le début du parcours – la I-70 dont vous aurez certainement retenu le nom et l’orientation (si non, retournez quelques articles en arrière), était une terre connue, nous avons ensuite continué sur une belle route passant entre les montagnes. Le désert cédait peu à peu la place à la verdure, le terrain semblait moins aride. Pour la dernière partie de cette première étape, nous devions retrouver la I-15, une de ces grande routes « interstate » qui, en ce qui nous concerne monte vers le nord. Ce que nous ne savions pas, c’est qu’il s’agit là d’une « vraie autoroute américaine », comme celles que l’on voit dans les films ou dans les reportages des grandes villes de la Côte Est … 5 pistes dans chaque sens, des entrées un peu partout et des voitures qui naviguent au milieu des camions, tous à la même vitesse, souvent bien supérieure à celle autorisée. Rajoutez à cela une zone continue de travaux et une chaussée tellement peu plate que camions et remorques avaient de la peine à suivre leur bande, vous comprendrez que nous avons vécu là une certaine aventure. Ma femme était tellement contente de ne pas être au volant à ce moment-là ! Prenant cette autoroute dans une agglomération, nous avons attendu la fin de celle-ci pour retrouver un peu plus de calme sur la route … Erreur : Salt Lake City (SLC pour les intimes) est entourée d’une longue agglomération, tant vers le nord que vers le sud. Nous avons donc roulé les 50 miles dans ces conditions demandant beaucoup d’attention.

Nous sommes donc arrivés au Hilton – désolé du peu – c’est ce que notre agent nous avait réservé, parce que pas plus cher que les autres hôtels de la région.
Il faut dire que le Hilton, c’est un peu le luxe brut : des « valets » pour porter vos bagages ou garer votre voiture – contre supplément – de grands couloirs, une épaisse moquette, de beaux lustres, un silence feutré … mais tout les suppléments – dont nous avions profité gratuitement dans les motels – sont ici payants, de l’accès à internet à la bouteille d’eau somptueusement poése avec un bac à glace sur un plateau en argent – non, là je rigole ! Nous avons été, nous avons vu, nous sommes repartis, sans regretter que la suite de notre voyage ne soit pas pavée de cette classe d’hôtel.

La deuxième étape, qui nous conduisait vers Idaho Falls était simple et relativement courte : continuer sur la I-15 quelques centaines de miles vers le nord. Avant cela nous avons fait un petit détour au bord du lac salé. vraiment salé, tellement que sous la faible couche de sable gris, le sel crisse sous vos pas lorsque vous marchez !




Une belle surprise nous attendait sur ce parcours : la traversée d’une partie de l’Idaho (photo). Plus question là de plaines désertiques ou de monts caillouteux. Ici, ce sont de grandes plaines fertiles qui font de l’agriculture la plus grande ressource de cet Etat. D’ailleurs sur le plaques de voitures, leur slogan est « Famous Potatoes » (Pommes de terre renommées).

A l’arrivée, nous avons découvert notre motel juste en face des chutes … hélas artificielles mais avec un certain cachet tout de même. Un excellent repas dans un restaurant très sympathique nous a permis de terminer cette journée le ventre bien rempli.

Finalement, après encore une bonne centaine de miles, nous sommes arrivés au grand parc national, le premier du genre au monde. Tout semble tellement paisible – malgré les milliers de touristes à cette époque. Après une bonne nuit de repos – nous en avons bien besoin – le prochain billet vous racontera nos aventures dans cet oasis naturelle et sauvage.

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